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Il n’est point de misère,
De mettre un genou à terre,
Personne ne gravit d’un coup son chemin.
À chaque bonheur suffit sa peine,
Tout le monde affronte joies et chagrins,Que l’on égraine,
Comme les jours, les mois, les semaines,Comme le Temps court, et toi, tu Aimes,
Le tout gardant son entrain,
Rester, même fou, dans ce train,Quitte à s’appuyer par terre,
Avec la paume de sa main.

Merci #Gemini, sacré petit lutin !
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Il y a quelqu’un ? -
Pour ma part, la course ne m’intéresse pas.
J’ai compris relativement récemment que le truc c’est de se tenir le plus loin possible du monde, du bruit, du courant qui mange des falaises, pour tenter de vivre ma vie, paisiblement, dans mon petit optimiste :
Une voile, un bout, une coque, un gouvernail.
Le vent pour me porter, le Ciel pour me guider.

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« Parfois, un seul regard suffit, pour vous planter mieux qu’un couteau. »
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Dernier jour de janvier. Je me demandais à l’instant si on pouvait écrire sans lire.
Dans le cas qui est le mien, loin de prétendre à un quelconque talent en la matière ;
Oui, écrire et lire sont liés, de sorte que l’un puise dans l’autre, l’un est la condition de l’autre, comme deux cotés d’une même pièce qui se font face, un peu à l’image de la jaquette de l’album « The Division Bell » des Pink Floyd, que je vous recommande chaudement, et dont voici un extrait :
Régalez-vous.
G.
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Doux comme le soupir de l’enfant qui sommeille,
Un son vague et plaintif se répand dans les airs :
Est-ce un écho du ciel qui charme notre oreille ?
Est-ce un soupir d’amour de la terre et des mers ?Il s’élève, il retombe, il renaît, il expire,
Comme un cœur oppressé d’un poids de volupté ;
Il semble qu’en ces nuits la nature respire,
Et se plaint comme nous de sa félicité.Mortel, ouvre ton âme à ces torrents de vie :
Reçois par tous les sens les charmes de la nuit :
À t’enivrer d’amour son ombre te convie ;
Son astre dans le ciel se lève et te conduit.Vois-tu ce feu lointain trembler sur la colline ?
Par la main de l’amour c’est un phare allumé ;
Là, comme un lys penché, l’amante qui s’incline
Prête une oreille avide aux pas du bien-aimé.La beauté, dans le songe où son âme s’égare,
Soulève un œil d’azur qui réfléchit les cieux,
Et ses doigts au hasard errant sur sa guitare
Jettent aux vents du soir des sons mystérieux.
Lamartine, Méditations Poétiques. (*) Golfe de Naples.
